Hermaphrodite chanté par Genesis

Voilà sans doute un des tubes tirés de la mythologie que je préfère !

Fountain of Salmacis de Genesis

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Il raconte l’histoire du fils d’Hermès et d’Aphrodite, Hermaphrodite qui se fait unir à la nymphe Salmacis et possèdera donc les deux sexes.

Déjà…..c’est juste beau. Les instruments, les voix, le tout crée une ambiance de conte chanté assez remarquable. On n’entend pas tout, les chanteurs sont plus ou moins loin du micro, mais on s’en fiche, c’est juste beau. Phil Collins qui joue le narrateur et Peter Gabriel, Hermaphrodite et Salmacis, se répondent parfaitement.

Après, je ne comprends pas grand-chose à l’anglais, mais votre humble serviteur a fait des recherches. Et le texte est lui aussi en tout point remarquable, suivant à la lettre Ovide avec de belles rimes anglaises. Petit extrait (source http://www.lacoccinelle.net)

The water tasted strangely sweet
Etrangement, l’eau avait un goût sucré
Behind him a voice called again
Derrière lui, une voix l’appela de nouveau
He turned and saw her in a cloak of mist alone
Il se retourna et la vit, vêtue seulement d’une cape de brume
And as he gazed, her eyes were filled with the darkness of the lake.
Et lorsqu’il la regarda, ses yeux étaient emplis des ténèbres du lac
(Salmacis/Peter Gabriel) « We shall be one, we shall be joined as one »
(Salmacis)  » nous devons nous unir, nous devons ne faire qu’un « 

Alors, convaincu ?

le labyrinthe de verre !!

Voici une petite nouvelle que vous pouvez trouver en bibliothèque et qui donne une version pour le moins originale d’un mythe très connu  :

(La ballade du) Minotaure par Friedrich Dürrenmatt

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Ce grand artiste suisse à la fois écrivain et peintre (l’œuvre au-dessus est de lui), se plait à raconter la fameuse histoire du monstre, mais de son point de vue. Cela a pour effet de nous attacher directement à lui. Thésée apparait alors, presque, comme le méchant.

Autre idée géniale de Dürrenmatt, le labyrinthe est composé d’une succession de miroirs. Les personnages non seulement se perdent mais sont aussi renvoyés à leur propre image, à leur propre intériorité.

Mais je ne veux pas vous en dire plus, cela se lit bien et très vite ! Dans l’édition que j’ai trouvé, il y a aussi une nouvelle sur Œdipe (La mort de la Pythie) elle aussi très intéressante.