Voler de ses propres ailes à Bergues

Icare et Dédale, Pieter Thys

Musée du Mont-de-Piété de Bergues, Flandres, XVIIe siècle, huile sur toile, Inv : 2010.0.111.

Icare&Dédale-PieterThys-Bergues-WEB

© Musée du Mont-de-Piété de Bergues

Ce tableau, une des rares représentations du mythe d’Icare dans les musées du Nord, permet de comprendre la création du riche musée de Bergues.

Pieter Thys était un peintre flamand né à Anvers en 1624. Il fut un élève du grand Antoine van Dyck. Il a peint beaucoup de portraits pour les aristocrates de l’époque ainsi que quelques tableaux mythologiques.

L’œuvre appartient au musée depuis sa création, puisqu’il s’agit d’une saisie révolutionnaire. A cette époque, les riches notables de l’Ancien ordre du Tiers-état récupérèrent de nombreuses œuvres dans les édifices religieux et les habitations des nobles laissées à l’abandon. Les œuvres ont alors connu plusieurs lieux de conservation tout au long du XIXe et XXe siècle : Hôtel de Ville, galerie près de la bibliothèque, nouvel Hôtel de ville. Puis en 1953, les œuvres déménagent définitivement au Mont de Piété de Bergues. Le tableau de Pieter Thys a donc suivi tous ces changements.

Il montre ici deux personnages : Icare et Dédale. Il faut alors parler d’un autre mythe très connu et lié, celui de Thésée et du Minotaure. Ce monstre mi-homme, mi-taureau vivait dans un labyrinthe construit par l’architecte Dédale à la demande du roi Minos. Ce roi enfermait à l’intérieur de jeunes Athéniens. Un jour, grâce à l’aide de la fille de Minos, le prince Thésée, parvint à tuer le Minotaure et à s’échapper du labyrinthe. Minos, fou de rage, y enferma alors Dédale avec son fils Icare. Par la suite, les deux héros s’en évadèrent en volant grâce à des plumes attachées par de la cire d’abeilles. Dédale prévint alors son fils de ne pas s’approcher trop près du soleil. Mais Icare, grisé par la sensation de liberté, ne l’écouta pas. La cire fondit, les ailes se détachèrent et le jeune homme mourut noyé dans la mer.

Si vous désirez voir le fameux Minotaure, le musée de Boulogne-sur-Mer possède un très beau vase sur le sujet.

le dieu des forges dans le site archéologique de Bavay

Vulcain, bronze

IIe s. apr. J.-C., h. : 12 cm, Forum antique de Bavay, musée archéologique du Département du Nord, inv. 1969 BR 16

Mercure-bronze-WEB72dpi

© Beurtheret – Forum antique de Bavay

 

Comment parler de mythologie en Hauts-de-France sans évoquer un des lieux les mieux conservés où furent honorés ces dieux durant l’Antiquité ?

Bavay, anciennement Bagacum était une importante ville romaine. On peut y visiter aujourd’hui le plus grand forum romain au Nord de Rome ainsi qu’un très beau musée. Un chroniqueur du XVe siècle, Jacques de Guise, fait remonter l’origine de la ville à l’épisode mythologique de la guerre de Troie. Le roi de cette ville mythique, Priam, aurait eu un neveu, Bavo qui aurait fui la ville après l’épisode du cheval de Troie. Il serait alors venu jusqu’au site de Bavay avec quelques Troyens et aurait fondé la ville de « Belgis » qui serait devenue Bagacum. En réalité, cette ville était la capitale de la cité des Nerviens instituée lors de la réorganisation administrative de l’Empire romain par Auguste au cours du Ier siècle ap. J.-C. Le forum était le cœur administratif, judiciaire et religieux de ce territoire.

Cet objet fait partie d’un ensemble exceptionnel de 371 pièces retrouvé lors d’une fouille en juillet 1969 menée sous la houlette du chanoine Biévelet. Outre de nombreuses statues du panthéon romain, les archéologues ont retrouvé plusieurs éléments de mobilier ou servant à la vie quotidienne. On ne sait toujours pas l’origine de ce « trésor » : butin, dépôt de fondation, cachette de bronzier ?

Cette statuette est l’occasion de parler du dieu des métaux et du feu : Héphaïstos ou Vulcain chez les Romains. Fils d’Héra et de Zeus, il fut jeté du haut de l’Olympe à cause de sa laideur. Devenu boiteux, il se vengea en offrant un trône ensorcelé à sa mère, qui une fois assise ne pouvait plus bouger. Les dieux lui pardonnèrent et grâce à Dionysos qui l’enivra, il put rentrer dans l’Olympe. On lui donna alors comme femme Aphrodite, qui le trompa très souvent. Ce dieu fut très honoré par les Romains. On situait son lieu de travail sous les volcans italiens : l’Etna ou l’île de Vulcano. C’est de là qu’il aurait forgé les armes de grands héros comme Achille ou Énée. Sur cette statuette il est représenté avec un pilos, chapeau conique que portaient les artisans.

 

Le prince d’ivoire de Bailleul

Enée portant son père, Anonyme

Cabinet XVIIe siècle Italie, ébène, ivoire, os, Inv 992.17.4, Dimensions du cabinet : hauteur : 162 cm, largeur : 134 cm ; Profondeur : 38,5 cm

EneePortantSonPere-Bailleul-WEBEneePortantSonPere-Bailleul-DETAIL-WEB

© Musée Benoît-De-Puydt

Découvrons Énée, un personnage célèbre tant dans la mythologie grecque que romaine, représenté  sur un cabinet du 17e siècle du musée de Bailleul.

Benoît De Puydt, riche notable de la ville, était aussi un grand collectionneur. À sa mort il légua de ses nombreuses œuvres d’art à sa ville : des peintures, des sculptures, des céramiques mais aussi des cabinets. Ce mot, aux multiples sens, désigne ici un meuble raffiné, disposant de  nombreux tiroirs . Le propriétaire y plaçait ses objets les plus précieux ou insolites. Aux XVIe et XVIIIe siècles, les cabinets de curiosités étaient des pièces remplies d’œuvres d’art ou d’objets étranges, de véritables précurseurs des musées. Le Musée de Bailleul en possède plusieurs dont celui-ci daté du XVIIe siècle et dont les scènes sont gravées sur de l’ivoire. Or sur les quatorze plaques présentées, seules cinq ont été identifiées avec certitude : il s’agit d’illustrations de « La Guerre de Troie ». Les autres doivent sans doute y faire référence, mais elles restent énigmatiques.

 L’épisode qui nous intéresse est  la fuite du prince Énée. C’est un grand guerrier qui défend la ville de Troie contre les Grecs. Son père Anchise, qu’il porte sur ses épaules, l’a conçu avec Aphrodite (Vénus), qui lui avait caché son identité. Énée est donc le fils d’une déesse. Lorsque les Grecs parviennent à prendre Troie grâce à leur cheval de bois, ils mettent la ville à sac et l’incendient . On voit ainsi des flammes derrière le héros. Protégé par sa mère, Énée réussit à s’enfuir avec son père, son fils Ascagne  et d’autres survivants, mais sans l’épouse d’Anchise, Créuse qui a disparu  mystérieusement. La suite de ses aventures est racontée par le poète latin Virgile : L’ Énéide. Le prince, après de multiples épreuves, s’installe en Italie où il sera à l’origine de la future Rome.

Pour voir une autre de ses aventures, rendez-vous à Cambrai pour le retrouver avec la belle princesse Didon, reine de Carthage, dont il tomba amoureux. (Leur bonheur fut de courte durée, car Énée, obéissant aux dieux, repartit avec sa flotte accomplir sa mission dans le Latium : fonder une ville qui succéderait à Troie.)

Culture Geek et dieux Égyptiens : Merci la Belgique !

Une fois n’est pas coutume, parlons d’une autre mythologie, celle de l’Égypte antique.

C’est que le sujet valait la peine de faire du covoiturage, train et bus pour arriver dans le bel écrin de verdure du Musée Royal  de Mariemont en Belgique. En effet, un musée qui propose d’explorer les liens entre mythologie et séries tv, jeux-vidéo, comics… : comment ne pas tout faire pour découvrir cette audace tant espérée dans un musée !

Et le moins que l’on puisse dire c’est que je n’ai pas été déçu ! Vous arrivez et vous êtes accueillis par..la Porte des Étoiles du film Stargate !

IMAG3652

Puis une fois dans l’exposition…que du bonheur. Les textes sont à la fois claires et précis : Qu’est ce que c’est « être geek » , l’égyptomanie ? Vous voyagez entre les costumes et storyboards du film et de la série Stargate. Un mur montre les phrases les plus drôles de la série. Ma préférée ? J’ai un petit faible pour le personnage de Jack et son « Un Seth à zéro ! »

Puis la deuxième partie de l’expo est une salle de rêve. Sont exposés Age of Mythology et Lara Croft, des jeux de sociétés déployés, des figurines, des livres, comics sans oublier des créations de fans.

Vous croyez alors que c’est fini ? Le musée a alors eu l’intelligence de prévoir une deuxième exposition sur les « Dieux, Génies et démons en Égypte ancienne » avec de magnifiques statuettes, reliefs… Ainsi vous avez les deux visions et voyez les liens ou transformations entre les deux époques.

J’y ai donc passé….4h ! Car encore je ne vous parle pas du super jeu vidéo des collections permanentes, de tous les outils de médiations, de l’album d’expo à juste 5 euros…

Bref, cela est assez jouissif de rencontrer un Musée qui ose ce genre de chose et qui en plus le fait bien ! Je rêverais de faire la même chose avec la mythologie grecque. En plus je commence à rassemblé les objets pour. Alors Musée de Mariemont, une exposition prévue sur les dieux grecs et la culture geek ?

Voici le lien vers le site du Musée :

http://www.musee-mariemont.be/

la fratrie romaine de Boulogne-sur-Mer

Statuettes de Castor et Pollux, dits « les Dioscures »

Inv. 1187 et 1188/5, Boulogne-sur-Mer, IIe-IIIe s. ap. JC, Calcaire de Marquise, N° 1187 : H : 59 cm, N° 1188 : H : 57 cm

Dioscures-habillé

Collection du Musée de Boulogne-sur-Mer ©Service Archéologie, Boulogne-sur-Mer

 

En plus de ses riches collections de vases grecs, le Musée de Boulogne possède de nombreuses statues de dieux et héros datant de l’époque romaine.

Le groupe des deux statuettes présentées ici fut trouvé en 1826 lors du creusement d’un puits dans le jardin du comte d’Herlen. Ces deux statuettes pourraient appartenir à un monument funéraire et être rattachées à la nécropole dite du « Mont à Cardons », connue dans ce secteur, pour l’antiquité tardive mais dont l’extension n’est pas certaine. Boulogne, alors appelée Bononia, était le siège d’une flotte militaire et le port d’embarquement à destination de la Britannia, mais son agglomération demeure méconnue.. Il n’est pas surprenant alors de retrouver des statues de ces dieux en contexte funéraire. Ces deux frères, appelés les Dioscures ou « Fils de Zeus » avaient en Gaule le statut de dieux protecteurs des voyages maritimes. Leur culte fut très important tant à Sparte où ils étaient associés au pouvoir royal des deux rois, qu’à Rome comme protecteurs de la jeunesse et des cavaliers.

Dans la mythologie, Castor et Pollux sont en fait demi-frères. Zeus voulant séduire la reine de Sparte, Léda, il se transforma en cygne et s’unit à elle. Mais le même soir, le roi de Sparte Tyndare coucha aussi avec sa femme. De l’union de Zeus, Léda accoucha d’Hélène et de Pollux et de son mari, elle eut Castor et Clytemnestre. Très attachés l’un à l’autre, les deux frères libérèrent ensemble Hélène quand elle fut enlevée par le vainqueur du Minotaure : Thésée. Ils participèrent aussi à la conquête de la Toison d’or avec Jason, Orphée, Heraklès…

Ils moururent face à deux autres frères : les Apharétides. Fils de Zeus, Pollux était immortel et fut reçu sur le Mont Olympe, tandis que Castor alla aux Enfers. Ne pouvant souffrir cette situation, Pollux demanda à partager son immortalité avec son frère. Ils passent ainsi ensemble, un jour parmi les dieux, l’autre aux Enfers.

Livret explicatif pour tableau de mariage divin

Jusqu’au 28 août a lieu au Musée de l’hôtel Sandelin de Saint Omer, l’exposition « Chefs-d’œuvre en dialogue » qui montre les liens entre les œuvres du musée et celui des beaux-arts de Dunkerque actuellement fermé.

Parmi les œuvres exposées, un tableau que j’adore, les Noces de Thétis et Pelée de Mathieu Elias, de 1702.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Beaucoup de personnages sont présents, presque tous les dieux de l’Olympe en fait. En plus si on regarde bien, toute une histoire est racontée.

Difficile de s’y retrouver ?

C’est bien pour cela que j’ai réalisé un petit livret famille avec photos plus détaillées et explications simples pour tout savoir de ce mariage. Vous pouvez le télécharger ici et l’imprimer : livret explicatif Thétis et Pelée – Ballaguy Cyrille

Puis bien sûr n’hésitez pas à voir l’œuvre « en vraie » au musée de l’hôtel Sandelin.

Toutes les informations ici :

http://www.patrimoines-saint-omer.fr/Les-actualites/EXPO-Chefs-d-oeuvre-en-dialogue

La terrible sorcière de Lille

Médée Furieuse, Eugène Delacroix

1838, huile sur toile, Palais des Beaux-Arts de Lille, P 542.

delacroix_medee_PBAlille

© Lille, Palais des Beaux-Arts

Œuvre maîtresse du Palais des Beaux-Arts de Lille, elle raconte pourtant un des épisodes les plus terrifiants de la mythologie grecque.

Cette peinture fut présentée au Salon de 1838 (prestigieux lieu d’exposition de l’Art à Paris). Delacroix est déjà très célèbre, son fameux tableau : La liberté guidant le peuple datant de 1830. Il est alors au centre des querelles entre les partisans du Romantisme et ceux de l’Académisme. Ici, le peintre s’inspire d’un épisode mythologique tragique : Médée s’apprête à tuer ses deux enfants. La lumière venant de l’ouverture de la grotte à gauche permet de jouer sur les ombres. Elle met en valeur les formes des corps ainsi que les couleurs du vêtement de Médée. Les trois personnages sont organisés de manière pyramidale avec le poignard comme seul élément vertical. Delacroix a beaucoup réfléchi à cette œuvre puisqu’on en a retrouvé des croquis datant de 1818. Elle fut achetée lors du Salon par l’État qui l’envoya au Palais des Beaux-Arts de Lille dès 1839. Le musée possède aussi vingt-sept dessins de l’artiste, en lien avec le tableau, qui montrent toute sa minutie pour trouver la meilleur composition possible. De nombreuses copies furent réalisées, vous pouvez en voir une au Musée Benoît de Puydt de Bailleul.

La magicienne Médée est souvent plus connue pour l’épisode de la Toison d’Or. Fille du roi de Colchos, elle aida le héros grec Jason à s’emparer de ce trésor gardé au palais par un féroce dragon. Jason décida alors de l’emmener avec lui et de l’épouser. Arrivé en Grèce, il devait récupérer son royaume dirigé par son oncle. Médée par un sortilège fit découper ce dernier en morceaux par ses filles. Obligée de s’enfuir avec Jason, ils trouvèrent refuge à Corinthe où ils eurent deux fils. Mais pour des raisons tant politiques que sentimentales, Jason décida d’épouser la fille du roi de la ville. Médée, furieuse et blessée envoya une robe qui brûla vive sa concurrente puis décida pour punir Jason, de tuer leurs enfants. C’est la scène qui est représentée ici. Elle arriva ensuite à s’enfuir et commit d’autres crimes, notamment à Athènes avec un autre grand héros : Thésée.

La plupart de ces épisodes de la vie de Médée sont présentes au Musée du Dessin et de l’Estampe originale de Gravelines dans des gravures de René Boyvin.

Une héroïne chasseresse à Douai

Atalante – Anonyme allemand du XVIe siècle

1520-30,sculpture sur bois (buis), Musée de la Chartreuse de Douai, Inv : A.1437

Anonyme allemand XVIe siècle - Atalante- WEB72dpi

© Douai, Musée de la Chartreuse – Photographe : Florian Kleinefenn

 

Cette statuette en buis taillé figure l’héroïne Atalante.

Elle témoigne de l’élégante formule qu’élaborent au début du XVIe siècle les sculpteurs germaniques, au contact de l’influence maniériste italienne. La posture très dynamique de cette jeune fille à la jambe gauche surélevée, fléchie et légèrement portée en avant, lui permet d’occuper pleinement l’espace. De même l’animation créée par l’envol des drapés fait largement échos aux recherches de mouvement qu’adoptent alors les sculpteurs de l’école germanique. L’ensemble de ces éléments laisse deviner l’athlète et la guerrière qui se dissimulent sous cette coquette robe à crevés et cette pose quelque peu affectée. Car comme nous l’indique la pomme tenue dans cette main gauche, au poignet artificiellement contorsionné, posté sur la hanche, c’est d’Atalante dont il s’agit ici.

 

Abandonnée dans la forêt par son père qui souhaitait un héritier, Atalante est allaitée par une ourse envoyée par Artémis, avant d’être recueillie par des chasseurs. Sous la protection de la déesse, la jeune fille, devient une redoutable chasseresse et participe même avec succès à la célèbre traque du sanglier de Calydon.

Ayant fait vœu de conserver sa virginité, elle met au point un stratagème pour se débarrasser de ses prétendants : ces derniers devaient, pour pouvoir l’épouser gagner une course contre elle. Nombre sont les concurrents malheureux qui perdirent la vie en même temps que l’épreuve. Mais selon Apollodore, la déesse Aphrodite confia à Mélanion, trois pommes d’or que le héros sema dans sa course contre Atalante. La championne s’attarda pour ramasser les précieuses pommes, Mélanion triomphant épousa ainsi la jeune athlète. Mais ayant oublié de remercier la déesse de l’Amour, le couple fut puni : un désir irrépressible les poussa à s’unir dans un temple, et pour ce sacrilège les deux amants furent métamorphosés en lions.

Les mythes à la Japan Expo !

Ce Vendredi, j’ai fais la première Japan Expo de ma vie !

Ma mission était simple, y dénicher le plus de références à la mythologie gréco-latine ! Et je n’ai pas été déçu !! Petit tour d’horizon

  • dans le coin jeux de société : J’ai retrouvé le jeu que j’ai déjà, Cyclades (j’en ferais un article un de ces jours), et un autre, Elysium, qui m’a l’air assez cool à jouer. Vous incarnez un demi-dieu qui veut prendre la place des dieux de l’Olympe.
  • La série manga : L’ attaque des Titans d’Hajime Isayama. J’ai acheté le premier tome. Les Titans sont des monstres qui dévorent les hommes. L’humanité se cache alors derrière d’épaisses murailles.
  • Les Chevaliers du Zodiaques : Beaucoup de choses sur les chevaliers d’Athéna ou de Poséidon et d’Hadès : des figurines, jeux-vidéo, manga, une exposition, des maquettes, quelques cosplay… C’est clairement la plus forte influence !
  • Save me Pythie. Je vous ai déjà parler de ce super manga d’Elsa Brants. J’ai eu droit avec ma chérie à deux superbes dédicaces d’Hermès et Aphrodite puis on a pu parler des représentations d’Héraclès au cinéma, de sa peluche Zeus et de l’intelligente Athéna.
  • un t-shirt génialissime liant Link de la série Zelda a un vase antique. Depuis le temps que je cherchait un truc de ce genre liant jeux-vidéo et archéologie grecque.

Quelques photos

Une belle princesse au bord de la Piscine de Roubaix

Nausicaa, Georges-Armand Lacroix

Lacroix habillé 2007-45-2© Alain Leprince – Roubaix Musée La Piscine

Figure gracieuse de la Piscine de Roubaix, Nausicaa fait partie des nombreuses divinités marines du musée.

Ouvert en 2001, le Musée d’art et d’Histoire de la ville de Roubaix a alors pris place dans l’ancienne piscine art déco d’Albert Baert construite dans l’entre-deux-guerres. Le bassin central a été gardé et sont placées tout autour de nombreuses sculptures des XIXe et XXe siècles. Quoi alors de plus logique que d’y retrouver de nombreuses œuvres liées aux dieux de la mer ? Le maître de ce monde est présent puisque c’est de la bouche d’une tête de Neptune sculpté, que sort l’eau. Sa femme, Amphitrite, n’est pas loin, dans une sculpture d’Eugène Deplechin. Nausicaa, princesse d’une grande île fait partie des nombreuses nymphes, danaïdes et sirènes qui entourent le bassin au côté du couple divin.

Nausicaa est la princesse du peuple des Phéaciens. Dans l’Odyssée, Athéna lui commande d’aller laver son linge près de la mer. C’est là qu’elle aperçoit Ulysse qui vient de subir un énième naufrage à cause de Poséidon. Elle tombe tout de suite amoureuse de cet étranger et espère en faire son mari. Elle l’habille et le conduit dans sa capitale. Arrivé au palais, il est accueilli avec tous les honneurs par les souverains. Le héros raconte alors toutes ses aventures (cyclope, sirènes…). Le roi lui propose sa fille en mariage mais Ulysse refuse : il veut rentrer chez lui ! Les Phéaciens lui donnent alors un bateau et devant le regard attristé de Nausicaa, Ulysse repart vers Ithaque.

Vous pouvez retrouver deux autres aventures d’Ulysse au Musée de Saint Omer où il est représenté dans des peintures de Léon Belly et François Chifflart.