Le bel Héraklès, tueur d’oiseaux au Musée des Beaux-Arts de Calais

Héraklès archer, Antoine Bourdelle

Torse,  bronze, 1909, fonte Godard n.6, 1971, 91,2 H x 65,7 L x 47,5 P cm, dépôt de Rhodia Dufet-Bourdelle en 1986, dépôt du musée Bourdelle, musée de la ville de Paris au musée des beaux-arts de Calais en 1986, n° inv. D.977.4.1.

Antoine Bourdelle, Héraklès archer-Calais. © F. Kleinefenn

Cette sculpture en bronze est une étude préparatoire de torse pour l’une des œuvres les plus connues d’Antoine Bourdelle, représentant Héraklès (ou Hercule chez les Romains) lors de l’un de ses 12 travaux : celui qui le conduisit à affronter les oiseaux du lac de Stymphale.

Antoine Bourdelle est un très grand sculpteur français de la fin du XIXe siècle-début XXe siècle. Célèbre et célébré de son vivant, il travailla comme praticien de Rodin de 1893 à 1908. Il contribua à former des artistes comme Matisse, Giacometti ou Germaine Richier. Il puise dans la mythologie grecque une riche iconographie. Outre Héraklès, on lui connaît des représentations d’Apollon, de Bacchantes ou encore de Pénélope dont un bronze est visible au Palais des Beaux-Arts de Lille.

Pour représenter ce héros grec, il demanda à un ami militaire à la forte musculature, le commandant Doyen-Parigot de poser pour lui. Après plusieurs versions, l’œuvre fut fondue en bronze une première fois en 1909 pour le financier Gabriel Thomas, puis sa version monumentale eut un grand succès en 1910 au Salon de la Société nationale des beaux-arts, ce qui lui valut d’obtenir d’importantes commandes en France et à l’étranger. Depuis, de nombreuses fontes que ce soit de la figure dans son entier ou bien, comme ici, du buste ou de la tête, ont été réalisées.

Le sujet représenté est donc un Héraklès en pleine tension et action. Après avoir nettoyé les écuries du roi Augias, son cousin Eurysthée lui confia une nouvelle tâche : tuer tous les oiseaux du lac de Stymphale, en Arcadie. À partir de là, les sources divergent quant à la nature de ces animaux et la façon dont Héraklès les vainquit. Ces oiseaux, carnivores, tuaient leurs victimes avec leur bec et griffes en airain. La déesse Athéna, protectrice du héros, lui donna alors des crotales, instruments de percussion en métal. En les frappant l’un contre l’autre, Héraklès vit s’envoler tous les oiseaux du lac. Il put alors saisir son arc pour les transpercer un par un avec ses flèches. La sculpture montre Heraklès bander son arc. Sur la figure complète, dont un exemple est visible notamment au Musée d’Orsay, ses mains tiennent l’arc tendu.

Si vous désirez voir les autres travaux de ce héros, vous pouvez vous rendre au Château-Musée de Boulogne-sur-Mer qui possède de nombreux vases grecs sur le sujet.

 

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s