Un jugement divin au Palais des Beaux-Arts de Lille

Le jugement de Pâris, Peintre C

Lille, Palais des Beaux-Arts, vase grec, 575-555 av J.C., Inv : Ant 763.

 JugementPâris_pbaLille_WEB

© Palais des Beaux-Arts de Lille

Ce vase attique à figures noires représente des mythes liés au cycle épique grec par excellence : la Guerre de Troie.

Il fut réalisé par le Peintre C. Les noms des peintres grecs sur vases sont souvent très étranges car peu ont laissé leur signature sur leurs œuvres. Les historiens de l’art peuvent alors se baser sur un détail, un motif que l’on retrouve sur plusieurs vases pour identifier le peintre. Ici la lettre C correspond à « Corinthien » pour l’influence de ce style et du dessin, alors qu’il fut réalisé à Athènes dans la première moitié du VIe siècle av. J.C. Il s’agit d’un exaleiptron, vase à parfums, utilisé par les riches femmes athéniennes ou étrusques (puisque les vases étaient exportés). On le qualifie aussi de tripode, car reposant sur trois pieds.

16 - Jugement de Pâris - Lille

© Cyrille Ballaguy

La scène la plus reconnaissable est celle du jugement de Pâris. De gauche à droite, on y voit trois déesses : tout d’abord Athéna avec sa lance, Aphrodite, et Héra avec son sceptre. Lors d’un mariage, la déesse Éris jeta une pomme portant la mention « à la plus belle », les trois déesses se sentent alors concernées et demandent à Zeus de choisir. Ne pouvant le faire, il les envoie avec Hermès, dieu messager, vers un juge impartial, le beau prince troyen Pâris. On voit ainsi Hermès avec son caducée (bâton avec deux serpents enroulés) s’approcher de Pâris. Celui-ci prend peur devant l’irruption des dieux et tente de s’enfuir. Il doit cependant choisir et chaque déesse lui promet un présent en échange : Héra lui donnerait l’Asie entière, Athéna l’intelligence politique et Aphrodite, la plus belle femme du monde. Le Troyen donnera alors la pomme à Aphrodite, préférant l’amour au pouvoir ou à la richesse. Ce sera le début de la Guerre de Troie dont on peut voir les conséquences sur les deux autres pieds montrant des scènes militaires.

Ce mythe fut souvent représenté dans l’Histoire de l’Art, vous pouvez ainsi le retrouver à la Chartreuse de Douai dans un grand tableau du XVIe siècle, puis découvrir l’enlèvement d’Hélène par Pâris sur un groupe en faïence du musée de Bailleul.

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