La Sirène sans voix !

Première histoire avec une belle sirène carnivore !

Plus d’informations sur les deux œuvres du musée de Laon illustrant ces monstres marins  :
– un fragment d’anse d’un cratère de 550-540 av. J.-C. Inv 37.822
– une assiette du 2e quart du VIe siècle av. J.-C. Inv 37.781
Site internet : http://www.ca-paysdelaon.fr/musee.html

Puis, un ÉNORME et grand MERCI pour la voix et l’implication à Ségolène Frédière !
N’hésitez pas à consulter la page Facebook de son projet « Tartuffe et Pythagore » pour lier science et vulgarisation et théâtre ! @TartuffePythagore

 

Pour aller plus loin : l’année dernière j’avais réalisé un petit focus sur cet épisode d’Ulysse avec un beau tableau de Saint-Omer, voici le lien https://pasdemythosentrenous.wordpress.com/2016/08/09/le-chant-des-sirenes-a-saint-omer/

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C’est quoi cette idée ?!

La fin de la thèse approche, et il faut projeter ses dernières idées de médiations . Aussi, nouveau projet , alliant toujours mythologie et pédagogie . Je me suis alors rendu compte que je n’avais encore rien proposé sur les musées picards, qui depuis la nouvelle région Hauts-de-France, font théoriquement partis de mon sujet.

J’ai alors tout de suite pensé au Musée d’Art et d’Archéologie de Laon !

Pourquoi ?

Il possède une énorme collection de vases grecques, statuettes…. issues de Paul Marguerite de La Charlonie, un riche ingénieur qui a beaucoup voyagé pour acheter tout cela au début du XXe siècle. Musée très riches en œuvres, il est pourtant peu visité et connu.

Que faire alors ?

  • En le visitant, et en faisant mon listing, j’ai remarqué que beaucoup de divinités féminines mythologiques étaient représentées : sirènes, Amazones, Héra, Athéna…..

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  • D’un autre côté, je ne m’étais pas encore intéressé à l’outil « audioguide » des musées. Beaucoup ne sont pas équipés car cela a un vrai coût pour ces petites institutions.
  • Or tout le monde possède un audioguide dans sa poche….. :son téléphone portable ! Imaginez alors que le musée vous propose simplement à votre arrivée, de vous transférer sur votre cellulaire, des fichiers mp3 explicatifs et drôles sur ses œuvres.

Je propose quoi alors ?

 Plus ma thèse avance et plus je cherche à être décomplexé vis à vis du discours universitaire. Faire parler des personnages antiques mais surtout leur donner un regard, un phrasé actuel ! Puis les faire réagir, les faire se rebeller, car être femme dans la mythologie, dieu(x) que ce n’était pas drôle !

 Et puis, j’aime les partenariats, les expériences communes. J’ai donc demandé à plusieurs amies (et à ma Psyché) de faire les voix. Pour chaque articles ( pour l’instant, six ou sept prévus), une vidéo avec image(s) d’œuvre(s) et le discours s’y rapportant pour raconter la légende de ces personnages (au départ j’étais parti sur un simple fichier mp3 mais ahah, wordpress veut que je paie pour cela!). L’objectif est de vous faire rire avec pédagogie et apprendre la mythologie avec humour 🙂

Pour aller plus loin :

  • Vidéo très sympa qui explique la collection et vie de ce Paul Marguerite de La Charlonie : https://vimeo.com/52989738
  • Faire parler les œuvres cela existe déjà : comme à Lyon, http://www.lemurmuredesstatues.fr/
  • ou avec cette jolie initiative sur la sculpture Pénélope d’Antoine Bourdelle exposée au Palais des beaux-arts de Lille : https://www.youtube.com/watch?v=LGar9SKmP48

A quoi ressemble le vase ?

Que vous ayez lu ou pas mon livre, c’est un fait, un vase grec du Palais des beaux-arts de Lille se trouve au centre de l’intrigue. Il représente le héros Héraclès en lutte avec un taureau. Et ce vase, et bien c’est celui-là !

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Et à tout vous dire, même en consultant le dossier de l’œuvre au musée, on n’en sait pas beaucoup plus que ce qu’en disent les informations, présentes dans un cartel à côté de l’œuvre. A savoir :

cartel heraclès

Un peu compliqué ? Laissez-moi vous éclairer !

  • c’est un lécythe : un vase à parfum (généralement composé d’huile avec des épices). Ce genre de produit coutait très cher, c’est pour cela que le vase est assez petit.
  • Il vient d’Athènes et a été réalisé autour de – 500 et – 470. C’est l’époque de la démocratie et des guerres entre les Grecs et les Perses (si vous connaissez ou avez vu le film 300 de Zack Snyder). Les vases étaient tous réalisés dans un même quartier au nord de la ville, le « Céramique » qui avait vu sur l’Acropole.

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  • On ne sait ni qui est le potier, ni qui est le peintre de ce vase. Sa façon de faire ressemble au Peintre d’Haimon, un artiste vivant à cette époque. Il devait donc s’agir de quelqu’un de son atelier (à l’époque les artisans qui avaient du succès pouvaient avoir de nombreuses personnes travaillant pour eux). Pour preuve, le même sujet est présent dans un vase conservé au musée du Louvre : c’est presque pareil, mais pas tout à fait (les cornes, la tête du héros…)

hercule_crete© Musée du Louvre

  • Il représente le 7eme des 12 travaux d’Héraclès. Il s’agit d’un féroce taureau, cadeau du dieu de la Mer Poséidon au roi de l’île de Crète, Minos. Sauf que cet animal détruit et mange tout sur son passage. Héraclès le capture après une grande lutte et le ramène chez son cousin qui le…relâche dans la nature. C’est le héros Thésée qui, plus tard, le tuera pour de bon.

Et sinon peut-on le voir aujourd’hui au Palais des beaux-arts de Lille ?  et bien non, car le musée rénove les salles du sous-sol où sont d’habitude exposées ces vases grecs. Il faut donc attendre encore quelques mois avant d’espérer revoir ce petit lécythe. Je vous tiendrai au courant !

En attendant pour prolonger sur Internet :

Exposition : Mythologie et art contemporain

De la mythologie, de l’art contemporain et de la bonne médiation,

tout ça gratuitement ?

C’est en ce moment et jusqu’au 4 juin au Colysée de Lambersart près de Lille sous le nom:

« Écho, résonance des mythes grecs antiques »

echoo

J’ai fait un comte-rendu de cette exposition sur le site Insula, à retrouver ici :

http://bsa.biblio.univ-lille3.fr/blog/2017/04/echo-resonance-des-mythes-grecs-antiques/

Mon premier livre !

Un vieux rêve s’est réalisé…

J’ai sorti un livre !!

Il parle de mythologie grecque, des Musées de Lille et Boulogne, de kebabs, du Parc Astérix, de médiateurs trop sympas, de la fonction lampe des téléphones, de collectionneurs savants….

Suivez donc les aventures d’Ariane et Thomas !

couverture

Rédigé en quelques mois et grâce à l’appui de ma chère Élise, la maison d’édition Nord Avril m’a fait confiance pour cette première histoire.

L’idée de départ de ce livre (et qui anime toutes mes recherches) est la suivante : Comment amener des jeunes à entrer dans les musées ? Les intéresser à l’Art ? Réponse : en utilisant des liens, des supports qui leur parlent, qui nous parlent. Dans le deuxième chapitre de ce livre, le jeune Thomas s’exclame « Je n’aime pas les musées ! », comment alors lui montrer que ces lieux peuvent être intéressants ? La mythologie grecque permet cette médiation par ces riches histoires et par son actualité : héros Marvel, parcs d’attractions… Désacraliser les beaux-arts et montrer que l’on peut tous en parler, peu importe notre âge ou d’où l’on vient.

J’espère ainsi humblement que par ce livre, des enfants voudront en savoir plus sur des vases grecs et leurs héros, auront moins peur du labyrinthe des salles des musées, et trouveront que oui, la mythologie, c’est cool !

Pour résumer :

  • Pour qui ? Tous les curieux de 8 à 99 ans !
  • De quoi cela parle ? Une enquête de deux adolescents coincés dans un musée, sur fond de mythologie grecque.
  • Il coute combien ? 7,90 € pour 84 pages (écrit en assez gros)
  • Où l’avoir ? Il suffit de m’envoyer un email (ballaguy.cyrille@gmail.com) ou de contacter mon éditeur(http://www.nordavril.com/f/index.php?sp=page&c=8). Il sera bientôt disponible pour le commander directement en librairie et sur Internet.
  • On peut avoir des informations en plus ? Je ferai quelques articles : coloriage, article sur Héraclès et ses aventures, dossier pédagogique, salons où je serai présent.

Alors n’hésitez pas à m’en prendre un, à en parler autour de vous notamment à des instituteurs, parents, musées…

# Quelques liens :

Le livre sur le site de ma maison d’édition : http://www.nordavril.com/f/index.php?sp=liv&livre_id=176

Ma page Facebook : Pour tout savoir sur l’actualité de ce livre : https://www.facebook.com/BallaguyCyrille/

Dieux et publicités/entreprises

Aujourd’hui, tour d’horizon des entreprises ayant choisis des noms de dieux ou héros de la mythologie pour représentés leur entreprise. J’ai voulu alors allé plus loin que la plus célèbre de toutes « Nike », déesse de la victoire ou de « Midas » qui transforme ce qu’il touche en or. J’ai donc cherché, et à ma grande surprise, j’en ai trouvé beaucoup. Tellement, que c’est un peu dure à organiser.

Voici déjà mon TOP 3 :

prométhée chauffage

Prométhée était le titan qui a volé le feu à Zeus pour le donner aux hommes.

label bio demeter

un label bio pour Déméter, déesse de l’agriculture, quoi de plus normal.

hestia immobilier

La déesse du foyer aime aussi voyager comme dans cette agence de Guadeloupe qui vous permettra de trouver la maison de vos rêves.

Puis pour le reste, petit diaporama. Je vous avoue qu’il y en a certains que je ne comprends toujours pas.

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Femmes peintres et mythologie

Un petit focus sur deux artistes que j’ai découvert grâce aux pastiches d’Elsa Brants dans sa série Save me Pythie. Alors, quittons un peu les Rubens ou Delacroix pour nous attacher à deux artistes peu connues mais aux peintures très intéressantes : Angelica Kauffmann et Evelyn de Morgan.

Kauffmann était une peintre autrichienne du XVIIIe siècle qui a eu une vie assez mouvementée et des installations en Autriche, Angleterre et Italie. Lectrice assidue d’Homère, elle en a tiré plusieurs peintures. Voici donc le prince Pâris autour de 3 déesses, Vénus demandant à Hélène de retourner vers Pâris ou Pénélope la femme d’Ulysse qui attend son mari. Le trait est assez fin et nous somme en plein dans le Classicisme.

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Evelyn De Morgan, a vécu dans la seconde moitié du XIXe siècle en Angleterre. Grâce à son oncle, elle visita beaucoup l’Italie et fut touchée par des peintres comme Botticelli. Elle a donc fait parti du mouvement dit « préraphaélite » qui a remis au gout du jour les peintres de la Renaissance . Elle concentre ses peintures mythologiques sur des portraits frontaux d’héroïnes de pied en cap. Retrouvez donc dans l’ordre : la sorcière Médée, la déesse de l’agriculture  Déméter, la belle Hélène et la princesse-prêtresse Cassandre.

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Vous voulez comparer ces deux peintres sur un sujet précis ? C’est parti pour Ariane !

Ariane, c’est cette princesse  de Crète qui a aidé le héros Thésée à sortir du labyrinthe. En échange, il l’emmène chez lui à Athènes. Or pendant le voyage, il lui préfère sa sœur (Phèdre) et l’abandonne sur une île. Sympa, non ?

Ariane abandonnée par Thésée (1774), huile sur toile, Houston, Houston Museum of Fine ArtsWDM32547

On voit bien la différence de style en même temps qu’une réel empathie pour la pauvre princesse. Désespérance, tristesse, effroi. Aucune peinture ne montre de porte de sortie (alors que le dieu du vin Dionysos va finalement trouver Ariane et se marier avec elle).

# Pour en savoir plus :

Ben en fait, il n’y a pas grand chose.

  • une biographie : Le destin d’Angelica Kauffmann de Françoise Pitt-Rivers
  • la fondation des époux De Morgan : http://www.demorgan.org.uk/

 

Il était une fois Europe, cette belle princesse…libanaise !

L’Europe, en ce moment, elle n’a malheureusement pas trop la cote !

Et pourtant, s’il y a bien un mythe qui peut servir à être positif sur la situation actuelle, c’est bien celui-là ! Aussi en partenariat avec l’initiative « Des Europe et Des Hommes » qui vise à vous faire réfléchir sur ce qu’est pour vous l’Europe aujourd’hui (avec un tour de France de deux jeunes lillois super sympas ), je vous propose cette petite histoire….

Il était une fois, une belle princesse orientale. Elle ne s’appelait pas Shéhérazade ou Jasmine, non ; elle avait comme joli prénom : Europe. C’était la fille du roi de la ville phénicienne de Tyr, situé dans le Liban actuel.

Elle était si belle, que Zeus, le roi des dieux, en tomba raide dingue amoureux. Pour ne pas se faire repérer par sa femme Héra, le bougre se transforma en un taureau blanc éclatant. Puis il s’avança tandis que la princesse s’amusait au bord de la mer avec ses compagnes. Enivrée par le sex-appeal de l’animal, Europe monta sur son dos. Ni une, ni deux, le couple partit sur les flots, traversa la mer et se réfugia sur l’île de Crète. Redevenu forme humaine, ils vécurent alors heureux (un certain temps, Zeus est si volage) et eurent beaucoup d’enfants…

Gauguin - l'enlèvement d'Europe

Cette histoire rappelle ainsi que tout est affaire d’échanges, de migrations. Il explicite aussi un fait archéologique avéré. C’est du Proche-Orient qu’est venu l’invention de l’agriculture et de le l’élevage, qui toucha les îles grecques avant d’arriver sur le continent. Mais aussi ce trajet d’Europe, il ne vous rappelle pas celui des migrants aujourd’hui ? Hier héros de mythes, aujourd’hui rejetés de nos côtes, de nos pensées.

Si cela vous a fait réfléchir, n’hésitez pas à donner votre avis et à suivre l’initiative d’Ariane et Baptiste sur

A propos du Tour

puis  sur Facebook  : @deseuropeetdeshommes

et Twitter : @DesUEDesHommes

Mythologie et réseaux sociaux : Vive le Musée Saint-Raymond !

Il y a des musées comme ça que j’adore. Soit car j’ai fait des choses chez eux, soit car leurs expositions et médiations sont géniales et inventives, souvent les deux. J’aime d’autant plus ceux qui croient comme moi que pour attirer du public au musée, il faut passer par l’humour, la dérision, la pédagogie…

Le Musée Saint-Raymond de Toulouse fait alors partie de mes coups de cœurs. Parmi toutes les raisons possibles, attardons-nous principalement aujourd’hui sur :

leur utilisation fantastique des réseaux sociaux !

Bon bien sûr me direz-vous, il faut y être inscrit. Mais que diable, rien que pour ce musée (qui expose un nombre incroyable de statues et œuvres antiques soit dit en passant), cela vaut le coup. Prenez-vous un faux compte et allez sur Facebook; Twitter ou Pinterest ! Vous pourrez par exemple découvrir des choses comme ça :pininterest

ou encore

Vénus

et plein d’autres choses encore…

J’ai identifié quatre raisons à cette grande diversité et liberté de ton :

  • Primo : Valoriser leur riche événementiel ! Comme en dessus autour d’un speed-dating au sein du musée ou pour le MuseoMix de l’année dernière auquel j’ai participé, ou bien sûr pour leurs expositions temporaires. C’est le but des réseaux sociaux à la base : informer au jour le jour de ce qui se passe, donner de l’actualité, être présent sur la toile.
  • Secondo : Créer du lien, une promiscuité avec le (futur) visiteur, en partant de ce qu’il aime, de ce qu’il connait. Le toucher pour finalement arriver à le faire venir, comme ces vœux pour la nouvelle année :

voeux

Tertio : Apprendre des choses. On parle beaucoup de désinformation en ce moment avec les élections, mais les musées ont aussi une carte à jouer pour expliquer, raconter en quelques phrases des mythes, des œuvres, des expressions….

pâris

Cette dernière image est très intéressante puisque avec Twitter le nombre de caractères est limité…sauf si on prend une photo avec du texte dessus ! Il y a aussi d’autres thèmes secondaires, comme valoriser la boutique, créer du réseau avec d’autres partenaires, relayer ce qui se fait ailleurs en lien avec le musée… Moi ce que j’aime c’est vraiment leur humour, présent partout !

noel

Bref, les réseaux sociaux sont donc un vrai outil pour les musées d’aujourd’hui. Cela est d’autant plus vrai avec la mythologie qui s’y prête bien avec tout ce qu’on peut faire avec. Le Musée Saint Raymond de Toulouse en est donc un parfait exemple, avec bien sûr comme finalité : d’aller, un jour, y faire un petit tour !

 

Allez donc sur leur site : http://saintraymond.toulouse.fr/ qui vous renverra vers tout ce que le musée fait sur les réseaux et abonnez-vous 🙂 !

Puis allez-voir leur nouvelle exposition, un projet qui me tient à coeur et qui prend une place certaine dans ma thèse : http://saintraymond.toulouse.fr/Le-Vase-qui-parle_a881.html