Mon premier livre !

Un vieux rêve s’est réalisé…

J’ai sorti un livre !!

Il parle de mythologie grecque, des Musées de Lille et Boulogne, de kebabs, du Parc Astérix, de médiateurs trop sympas, de la fonction lampe des téléphones, de collectionneurs savants….

Suivez donc les aventures d’Ariane et Thomas !

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Rédigé en quelques mois et grâce à l’appui de ma chère Élise, la maison d’édition Nord Avril m’a fait confiance pour cette première histoire.

L’idée de départ de ce livre (et qui anime toutes mes recherches) est la suivante : Comment amener des jeunes à entrer dans les musées ? Les intéresser à l’Art ? Réponse : en utilisant des liens, des supports qui leur parlent, qui nous parlent. Dans le deuxième chapitre de ce livre, le jeune Thomas s’exclame « Je n’aime pas les musées ! », comment alors lui montrer que ces lieux peuvent être intéressants ? La mythologie grecque permet cette médiation par ces riches histoires et par son actualité : héros Marvel, parcs d’attractions… Désacraliser les beaux-arts et montrer que l’on peut tous en parler, peu importe notre âge ou d’où l’on vient.

J’espère ainsi humblement que par ce livre, des enfants voudront en savoir plus sur des vases grecs et leurs héros, auront moins peur du labyrinthe des salles des musées, et trouveront que oui, la mythologie, c’est cool !

Pour résumer :

  • Pour qui ? Tous les curieux de 8 à 99 ans !
  • De quoi cela parle ? Une enquête de deux adolescents coincés dans un musée, sur fond de mythologie grecque.
  • Il coute combien ? 7,90 € pour 84 pages (écrit en assez gros)
  • Où l’avoir ? Il suffit de m’envoyer un email (ballaguy.cyrille@gmail.com) ou de contacter mon éditeur(http://www.nordavril.com/f/index.php?sp=page&c=8). Il sera bientôt disponible pour le commander directement en librairie et sur Internet.
  • On peut avoir des informations en plus ? Je ferai quelques articles : coloriage, article sur Héraclès et ses aventures, dossier pédagogique, salons où je serai présent.

Alors n’hésitez pas à m’en prendre un, à en parler autour de vous notamment à des instituteurs, parents, musées…

# Quelques liens :

Le livre sur le site de ma maison d’édition : http://www.nordavril.com/f/index.php?sp=liv&livre_id=176

Ma page Facebook : Pour tout savoir sur l’actualité de ce livre : https://www.facebook.com/BallaguyCyrille/

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Hercule : de Boulogne-sur-Mer aux péplums, un succès foudroyant !

Vous voulez de la recherche universitaire en direct ?

Je souhaite alors partager avec vous une intuition que j’ai eu hier vers 17h30 ! Mes outils : mes dvds sur Hercule et mes photos de vases du musée de Boulogne-sur-Mer qui possède une énorme collection de vases grecs sur le même personnage.

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Hercule est un héros, un vrai. Il a eu notamment son heure de gloire au cinéma dans les années 1960. En 1958 sort en effet Les travaux d’Hercule (qui narre en fait la quête de Jason et des Argonautes, enfin bref) de Pietro Francisci. Succès mondiale qui relance les péplums, et les aventures mythologique du fils de Zeus. Les Italiens vont alors jusqu’à produire 31 films sur le sujet en 1964. Même Marvel ne fait mieux en ce moment avec ses supers-héros ! Hercule est alors toujours représenté pareil  : pas de peau de lion ni de massue, mais des gros muscles (ce sont des culturistes sans talents d’acteur qui le joue) et une belle barbe bien taillé.

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Au fur et à mesure, les scénaristes épuisent ses mythes et Hercule va jusqu’à affronter Ulysse, Goliath ou même des vampires. Il correspond au type même du mec sauvant la veuve et l’orphelin dans des paysages baignés de soleil et une temporalité exotique. Puis dès 1965-66 tout s’arrête brutalement. Sergio Leone débarque avec ses cowboys et la mode passe directement des péplums aux western-spaghetti !

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Et bien, croyez-le où non, le même genre de mode autour d’Hercule a eu lieu 25 siècles plus tôt ! Nous sommes à Athènes entre 550 et 510, le pouvoir est entre les main du tyran Pisistrate et de ses fils. Pour voir des images chez soit, pas de dvds mais des vases sur lesquels de grands artistes représentent des scènes mythologiques. Pisistrate adore Héraclès, comme lui, il croit être protéger par la déesse Athéna.Du coup les potiers ne vont pas arrêter de représenter les 12 travaux du grand héros sur des vases qui seront exportés dans toute la Méditerranée : de la propagande politique en somme.

Hercule est toujours pareil : muscles, barbe mais aussi peau de lion (de Némée) et sa grosse massue(un tronc d’olivier). Les artistes ont quand même de la liberté et eux aussi s’amusent ! les mythes en fait, ils s’en fichent un peu. On peut alors retrouver Héraclès entouré de pleins d’animaux (c’est trop mignon des petits agneaux !) ou jouant de la lyre devant une assemblée. Mais en -510 badaboum arrive LA démocratie. Héraclès associé au tyran n’a plus la côte et on lui préféré rapidement un héros local : le gentil Thésée !

Bref, vous l’aurez j’espère compris : il y beaucoup de similitudes entre ces deux « modes » herculéennes. En un temps précis, sur un art particulier, dans une logique mondialisée, un même personnage, avec ses propres codes a été employé de manière exponentiel pour…disparaitre aussi vite. Après bien sûr et heureusement Hercule a toujours eu une certaine  cote, mais pas autant qu’en ces deux périodes historiques précises. Mon but est alors de montrer qu’on peut tout à fait comparer des belles œuvres de nos musées avec de gros nanars de la culture populaire. D’ailleurs les super médiatrices du musée de Boulogne-sur-Mer montrent souvent des extraits de ces péplums dans leurs visites !

Le grand héros tragique de Boulogne-sur-Mer

Amphore dite du « suicide d’Ajax », attribuée à Exékias

Inv. 558/3, Athènes, vers 530 av. JC, Céramique à figures noires, H : 54, L : 36.8 cm

Suicide d'Ajax habillé - 558.3 © philippe beurtheret-Habillé

Collection du Musée de Boulogne-sur-Mer ©Philippe Beurtheret

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Considérée par la Revue des amis du musée de Boulogne comme La « Joconde » des vases grecs à figures noires, cette œuvre représente un épisode peu connu de la Guerre de Troie.

Il s’agit d’une amphore, vase qui contenait du vin mêlé à de l’eau et des épices. Réalisé à Athènes, entre 555 et 525 av. J.C, elle est l’œuvre d’un des rares artistes de l’époque dont nous connaissons le nom : Exékias. En effet, celui-ci a signé nombre de ses œuvres même si ce n’est pas le cas avec celle de Boulogne. Il est alors le maître de la technique « à figures noires » qui consiste à représenter le fond en simple argile orangée, alors que les personnages et décors sont en noir, couleur obtenue par une triple cuisson. Les détails sont gravés avec de petits outils. Le génie d’Exékias réside dans ses grandes compositions détaillées, symétriques et montrant la réflexion des personnages.

Nous ne savons pas où fut trouvée l’œuvre qui arriva dans les collections du musée de Boulogne en 1884. Elle est depuis considérée comme un chef-d’œuvre et offre une belle complémentarité avec les autres vases grecs du musée de Boulogne qui constituent la plus riche collection de vases antiques français après celle du Louvre.

Pour comprendre le mythe représenté, il faut replonger en pleine Guerre de Troie. Grecs et Troyens se font face depuis de longues années devant la ville. Achille vient alors de se faire tuer par le prince Pâris, celui-là même qui a causé la guerre en enlevant la belle Hélène. Achille étant le plus fort des héros grecs, les autres lui organisent de grandes funérailles sur la plage. Mais on prend bien soin de mettre de côté ses armes et son armure qui furent créées par le dieu du métal et des forgerons : Héphaïstos. Le chef des Grecs, Agamemnon propose aux guerriers de s’affronter dans des jeux et c’est finalement Ulysse qui l’emporte devant Ajax. Celui-ci, fier, reconnaît difficilement la défaite et en veut à Ulysse. La déesse Athéna décide alors, pendant la nuit suivante, de le rendre fou. Ajax va massacrer un troupeau croyant tuer Agamemnon, Ulysse et les autres. A son réveil, pris de honte, il décide de se suicider en s’empalant sur son épée. Exékias représente le moment précédant le drame, montrant tout le pathétique de cette tragédie.

Si vous désirez voir les armes d’Achille en question, cause de ce malheur, le musée de Cambrai possède une peinture d’Etienne Jeaurat montrant Achille avec ses nouvelles armes en compagnie de sa mère.

la fratrie romaine de Boulogne-sur-Mer

Statuettes de Castor et Pollux, dits « les Dioscures »

Inv. 1187 et 1188/5, Boulogne-sur-Mer, IIe-IIIe s. ap. JC, Calcaire de Marquise, N° 1187 : H : 59 cm, N° 1188 : H : 57 cm

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Collection du Musée de Boulogne-sur-Mer ©Service Archéologie, Boulogne-sur-Mer

 

En plus de ses riches collections de vases grecs, le Musée de Boulogne possède de nombreuses statues de dieux et héros datant de l’époque romaine.

Le groupe des deux statuettes présentées ici fut trouvé en 1826 lors du creusement d’un puits dans le jardin du comte d’Herlen. Ces deux statuettes pourraient appartenir à un monument funéraire et être rattachées à la nécropole dite du « Mont à Cardons », connue dans ce secteur, pour l’antiquité tardive mais dont l’extension n’est pas certaine. Boulogne, alors appelée Bononia, était le siège d’une flotte militaire et le port d’embarquement à destination de la Britannia, mais son agglomération demeure méconnue.. Il n’est pas surprenant alors de retrouver des statues de ces dieux en contexte funéraire. Ces deux frères, appelés les Dioscures ou « Fils de Zeus » avaient en Gaule le statut de dieux protecteurs des voyages maritimes. Leur culte fut très important tant à Sparte où ils étaient associés au pouvoir royal des deux rois, qu’à Rome comme protecteurs de la jeunesse et des cavaliers.

Dans la mythologie, Castor et Pollux sont en fait demi-frères. Zeus voulant séduire la reine de Sparte, Léda, il se transforma en cygne et s’unit à elle. Mais le même soir, le roi de Sparte Tyndare coucha aussi avec sa femme. De l’union de Zeus, Léda accoucha d’Hélène et de Pollux et de son mari, elle eut Castor et Clytemnestre. Très attachés l’un à l’autre, les deux frères libérèrent ensemble Hélène quand elle fut enlevée par le vainqueur du Minotaure : Thésée. Ils participèrent aussi à la conquête de la Toison d’or avec Jason, Orphée, Heraklès…

Ils moururent face à deux autres frères : les Apharétides. Fils de Zeus, Pollux était immortel et fut reçu sur le Mont Olympe, tandis que Castor alla aux Enfers. Ne pouvant souffrir cette situation, Pollux demanda à partager son immortalité avec son frère. Ils passent ainsi ensemble, un jour parmi les dieux, l’autre aux Enfers.

Médée et Ajax par une super graphiste !

Il est plus que temps de vous parler de ces petites choses qui ornent mon blog et que je porte en bandoulière pour offrir à qui veut !

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Ces dessins ont été crée par une amie au talent de fou, Claire Briand.

Mon cahier des charges était alors simple, je voulais qu’elle parte d’œuvres de la région pour m’en faire des petits personnages trop mignons. Je lui ai alors proposé la Médée Furieuse de Delacroix conservé au Palais des Beaux-arts de Lille (et une copie au musée de Bailleul) et sur le Suicide d’Ajax, un vase grec du Musée de Boulogne-sur-Mer.

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Deux légendes horribles. Un guerrier grec qui se prépare à se suicider et une sorcière qui va tuer ses enfants. Or justement comment rendre attachant ces chefs d’œuvre, comment leur donner une allure plus enfantine, accessible ?

Claire a alors vraiment un univers qui permet cela, de donner de la chaleur et un nouveau regard plein de vie à ces œuvres déjà magnifiques. Voici d’ailleurs son site :http://clairebriand.wix.com/clairebriand#!resume/cegp

J’adore quand des gens me donnent leurs visions d’œuvres mythologiques. Un grand merci  à Claire d’avoir été la première, et j’espère, pas la dernière…

Jouer à la console au musée !

Ce week-end du 21 et 22 novembre 2015, le Musée de Boulogne a permis une médiation tout à fait originale : la possibilité de jouer à des jeux-vidéo, en lien avec les collections, dans les salles du musée.

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Cet événement réalisé grâce à l’association boulonnaise OSCCOP permit d’installer 5 stations de jeux à l’intérieur du musée.

Ainsi pour les deux salles remplies de vases grecs à sujets mythologiques, nous pouvions jouer au jeu Apothéon sur PS4. Ce jeu d’action/plate-forme possède un graphisme inspiré justement des vases grecs avec les fortes couleurs orange/noir. Y jouer, entouré de toutes ces œuvres est alors d’une grande logique ; les visiteurs, assez nombreux, pouvant ainsi comprendre les liens entre ces deux types d’œuvres.

Bravo donc au Musée de Boulogne pour ce pari réussit !

PS : si cela vous intéresse, voici le site de l’Association : http://osccop.free.fr