A quoi ressemble le vase ?

Que vous ayez lu ou pas mon livre, c’est un fait, un vase grec du Palais des beaux-arts de Lille se trouve au centre de l’intrigue. Il représente le héros Héraclès en lutte avec un taureau. Et ce vase, et bien c’est celui-là !

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Et à tout vous dire, même en consultant le dossier de l’œuvre au musée, on n’en sait pas beaucoup plus que ce qu’en disent les informations, présentes dans un cartel à côté de l’œuvre. A savoir :

cartel heraclès

Un peu compliqué ? Laissez-moi vous éclairer !

  • c’est un lécythe : un vase à parfum (généralement composé d’huile avec des épices). Ce genre de produit coutait très cher, c’est pour cela que le vase est assez petit.
  • Il vient d’Athènes et a été réalisé autour de – 500 et – 470. C’est l’époque de la démocratie et des guerres entre les Grecs et les Perses (si vous connaissez ou avez vu le film 300 de Zack Snyder). Les vases étaient tous réalisés dans un même quartier au nord de la ville, le « Céramique » qui avait vu sur l’Acropole.

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  • On ne sait ni qui est le potier, ni qui est le peintre de ce vase. Sa façon de faire ressemble au Peintre d’Haimon, un artiste vivant à cette époque. Il devait donc s’agir de quelqu’un de son atelier (à l’époque les artisans qui avaient du succès pouvaient avoir de nombreuses personnes travaillant pour eux). Pour preuve, le même sujet est présent dans un vase conservé au musée du Louvre : c’est presque pareil, mais pas tout à fait (les cornes, la tête du héros…)

hercule_crete© Musée du Louvre

  • Il représente le 7eme des 12 travaux d’Héraclès. Il s’agit d’un féroce taureau, cadeau du dieu de la Mer Poséidon au roi de l’île de Crète, Minos. Sauf que cet animal détruit et mange tout sur son passage. Héraclès le capture après une grande lutte et le ramène chez son cousin qui le…relâche dans la nature. C’est le héros Thésée qui, plus tard, le tuera pour de bon.

Et sinon peut-on le voir aujourd’hui au Palais des beaux-arts de Lille ?  et bien non, car le musée rénove les salles du sous-sol où sont d’habitude exposées ces vases grecs. Il faut donc attendre encore quelques mois avant d’espérer revoir ce petit lécythe. Je vous tiendrai au courant !

En attendant pour prolonger sur Internet :

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Mon premier livre !

Un vieux rêve s’est réalisé…

J’ai sorti un livre !!

Il parle de mythologie grecque, des Musées de Lille et Boulogne, de kebabs, du Parc Astérix, de médiateurs trop sympas, de la fonction lampe des téléphones, de collectionneurs savants….

Suivez donc les aventures d’Ariane et Thomas !

couverture

Rédigé en quelques mois et grâce à l’appui de ma chère Élise, la maison d’édition Nord Avril m’a fait confiance pour cette première histoire.

L’idée de départ de ce livre (et qui anime toutes mes recherches) est la suivante : Comment amener des jeunes à entrer dans les musées ? Les intéresser à l’Art ? Réponse : en utilisant des liens, des supports qui leur parlent, qui nous parlent. Dans le deuxième chapitre de ce livre, le jeune Thomas s’exclame « Je n’aime pas les musées ! », comment alors lui montrer que ces lieux peuvent être intéressants ? La mythologie grecque permet cette médiation par ces riches histoires et par son actualité : héros Marvel, parcs d’attractions… Désacraliser les beaux-arts et montrer que l’on peut tous en parler, peu importe notre âge ou d’où l’on vient.

J’espère ainsi humblement que par ce livre, des enfants voudront en savoir plus sur des vases grecs et leurs héros, auront moins peur du labyrinthe des salles des musées, et trouveront que oui, la mythologie, c’est cool !

Pour résumer :

  • Pour qui ? Tous les curieux de 8 à 99 ans !
  • De quoi cela parle ? Une enquête de deux adolescents coincés dans un musée, sur fond de mythologie grecque.
  • Il coute combien ? 7,90 € pour 84 pages (écrit en assez gros)
  • Où l’avoir ? Il suffit de m’envoyer un email (ballaguy.cyrille@gmail.com) ou de contacter mon éditeur(http://www.nordavril.com/f/index.php?sp=page&c=8). Il sera bientôt disponible pour le commander directement en librairie et sur Internet.
  • On peut avoir des informations en plus ? Je ferai quelques articles : coloriage, article sur Héraclès et ses aventures, dossier pédagogique, salons où je serai présent.

Alors n’hésitez pas à m’en prendre un, à en parler autour de vous notamment à des instituteurs, parents, musées…

# Quelques liens :

Le livre sur le site de ma maison d’édition : http://www.nordavril.com/f/index.php?sp=liv&livre_id=176

Ma page Facebook : Pour tout savoir sur l’actualité de ce livre : https://www.facebook.com/BallaguyCyrille/

Duel : Œdipe d’Ingres vs Médée de Delacroix !

Retour en arrière, nous sommes en décembre 2013 ! Arrive alors au Louvre à Lens pour un an, l’œuvre Oedipe explique l’énigme du sphinx de Jean-Auguste-Domininque Ingres. Chef d’œuvre mythologique du XIXe siècle, il m’amuse de l’opposer à l’œuvre de son concurrent de l’époque :la Médée Furieuse d’Eugène Delacroix, conservée au Palais des beaux-arts de Lille. Alors, c’est qui le plus fort ? Opposition en 5 points !

 

# Qui a peint le plus de mythologie ? Ingres

Chez Delacroix, à part la Médée Furieuse (qui l’a certes occupée un certain temps), pas d’autres œuvres d’importance. Alors que pour Ingres, tout s’est fait dans sa jeunesse : entre le moment où il a gagné le Grand Prix de Rome en 1801 et son voyage là-bas, il a peint outre Œdipe, de nombreux autres mythes : La Naissance de Vénus, le fameux Jupiter et Thétis, Romulus…

 

# Qui connait le plus ses textes antiques ? Delacroix

La plupart des peintres de l’époque devaient connaitre les grands auteurs de l’Antiquité. Ingres a bien dit que l’Iliade était « sa Bible » mais ici on ne s’occupe que de Médée et Œdipe. Delacroix s’est alors clairement inspiré de la tragédie du latin Sénèque pour la violence de sa magicienne. Pour Ingres, son Œdipe était avant tout une étude de nu masculin qu’il devait envoyer à Paris.

 

# Le héros le plus tragique ? Exæquos

Qui a eu la pire vie entre la terrible Médée qui poignarde ses deux enfants par jalousie ou Œdipe qui grâce à sa victoire sur le sphinx va épouser et coucher avec sa mère ?

 

# Quelle œuvre a été la mieux accueillie ? Médée

Les critiques parisiens n’ont pas été tendre avec la peinture d’Ingres. Il a du agrandir son tableau pour donner plus de force à la scène (avec un Sphinx plus développé et l’ajout du personnage qui s’enfuit). Alors que le tableau de Delacroix a dès son envoie au Salon de 1838 attiré tous les éloges. Voici par exemple les mots de l’écrivaine Georges Sand à Delacroix : « Je voudrais bien ne pas partir sans vous dire adieu, sans vous parler de Médée qui est une chose magnifique, superbe, déchirante : décidément vous êtes un fameux barbouilleur

 

# Laquelle a le plus de succès aujourd’hui ? Œdipe

Le problème de ces deux peintures, c’est qu’elles sont entourées d’autres chefs d’œuvres. Au Louvre ou à Lille, elles sont toujours bien exposées mais souffrent  de la Joconde, Vénus de Milo… à Paris et de Rubens, Donatello, Rodin à Lille. Or Œdipe a été mis sous le coup des projecteurs lors de sa venue au Louvre à Lens en 2014. Le musée a alors créé un programme rien que pour lui : théâtre, projection de films, ateliers pour enfants…

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Bilan : Match-nul ! En tant que chercheur-médiateur tendant à l’objectivité, je ne pouvais pas prendre partie de toute manière.

# Pour en savoir plus : Les notices des œuvres dans leurs musées respectifs :

 

Les petits secrets de Pénélope (d’Ithaque) !

Un article mythologique rapide sur un prénom que l’on entend souvent en ce moment :

Pénélope !

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Deux choses sur le mythe que vous ne saviez peut-être pas :

  • Pénélope, fidèle ? Eh bien selon certaines sources, elle aurait eu, en attendant son Ulysse,  une aventure avec le dieu des voyages Hermès. Elle aurait eu un enfant de lui : le dieu Pan !
  • Une fois qu’Ulysse revient tout vas bien….pendant un certain temps. Ulysse a eu en effet un enfant avec la magicienne Circé. Des années plus tard cet enfant, Télégonos, revient. Il tue Ulysse et se marie avec Circé. Triste fin, n’est ce pas ?

La sculpture que vous voyez est une œuvre d’Antoine Bourdelle, conservée au Palais des beaux-arts de Lille. L’artiste a représenté la tête de sa femme et le corps de sa maitresse. J’ai écrit à ce sujet un mini article très drôle. Retrouvez-le en pdf ici

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Une chanson ? Pénélope de Brassens : https://www.youtube.com/watch?v=wSNt1tdiJOg

Un jeux-vidéo ? The Next Penelope, créé par le français Aurélien Regard. Dans l’espace, Penelope en a marre d’attendre Ulysse, et elle part le chercher dans son vaisseau, poursuivie sans cesse par les Prétendants.

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Et pour finir, les deux dessins qui m’ont donner envie de faire cette article, comme quoi actualité, humour et mythologie font parfois bon ménage !

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Être pétrifié en plein cœur de Lille

Tête de Méduse, Anonyme

Chêne sculpté et fer (serpent sommital), Lille,1691, H: 37 cm x L: 68 cm, ML 35.1

Trois têtes de Gorgones habillé© Musée de l’Hospice Comtesse photographie : Fréderic LEGOY

Cette pièce fait partie d’un ensemble de trois têtes qui permet de nous éclairer sur un ancien bâtiment de Lille assurant le pouvoir des rois français : le Bureau des Finances.

Une chambre des comptes existe à Lille depuis 1385 et son installation par Philippe Le Hardi, duc de Bourgogne. Elle permettait de contrôler les finances des communes proches, de gérer les archives fiscales mais aussi de réaliser certains jugements en appel. C’était un outil précieux aux mains des dirigeants bourguignons puis espagnols.

Après la conquête de Lille par la France, Louis XIV transforma la chambre en Bureau des Finances et augmenta ses prérogatives sur les provinces de Flandre, d’Artois, du Hainaut…Les présidents et trésoriers du Bureau étaient alors de la haute bourgeoisie flamande, ce qui accéléra leur intégration dans le royaume. Mais avec la Révolution française, le bureau disparut.

Trois têtes pour trois sœurs : Sthéno, Euryale et Méduse. Elles étaient tellement laides que quiconque les regardait mourrait pétrifié. Méduse était différente de ses deux sœurs puisque seule, elle était mortelle.

Le héros Persée est chargé de la tuer pour rapporter sa tête au roi de l’île de Sériphos. Il se fait aider par les dieux Athéna et Hermès qui lui donnent notamment une épée, un bouclier et des sandales ailées. Persée se sert du bouclier comme d’un miroir pour ne pas croiser le regard du monstre puis lui tranche la tête. Il s’enfuit très rapidement pourchassé par les deux sœurs de Méduse. Du sang de celle-ci naît notamment le cheval ailé Pégase.

Pourquoi ces représentations dans ce bâtiment ? Peut-être pour montrer aux habitants ce qui les attendait s’ils ne payaient pas leurs impôts.

Si vous voulez connaître la suite des aventures de Persée, cherchez la princesse Andromède dans une peinture de Paul-Alexandre Deschmacker à la Piscine de Roubaix.

Un jugement divin au Palais des Beaux-Arts de Lille

Le jugement de Pâris, Peintre C

Lille, Palais des Beaux-Arts, vase grec, 575-555 av J.C., Inv : Ant 763.

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© Palais des Beaux-Arts de Lille

Ce vase attique à figures noires représente des mythes liés au cycle épique grec par excellence : la Guerre de Troie.

Il fut réalisé par le Peintre C. Les noms des peintres grecs sur vases sont souvent très étranges car peu ont laissé leur signature sur leurs œuvres. Les historiens de l’art peuvent alors se baser sur un détail, un motif que l’on retrouve sur plusieurs vases pour identifier le peintre. Ici la lettre C correspond à « Corinthien » pour l’influence de ce style et du dessin, alors qu’il fut réalisé à Athènes dans la première moitié du VIe siècle av. J.C. Il s’agit d’un exaleiptron, vase à parfums, utilisé par les riches femmes athéniennes ou étrusques (puisque les vases étaient exportés). On le qualifie aussi de tripode, car reposant sur trois pieds.

16 - Jugement de Pâris - Lille

© Cyrille Ballaguy

La scène la plus reconnaissable est celle du jugement de Pâris. De gauche à droite, on y voit trois déesses : tout d’abord Athéna avec sa lance, Aphrodite, et Héra avec son sceptre. Lors d’un mariage, la déesse Éris jeta une pomme portant la mention « à la plus belle », les trois déesses se sentent alors concernées et demandent à Zeus de choisir. Ne pouvant le faire, il les envoie avec Hermès, dieu messager, vers un juge impartial, le beau prince troyen Pâris. On voit ainsi Hermès avec son caducée (bâton avec deux serpents enroulés) s’approcher de Pâris. Celui-ci prend peur devant l’irruption des dieux et tente de s’enfuir. Il doit cependant choisir et chaque déesse lui promet un présent en échange : Héra lui donnerait l’Asie entière, Athéna l’intelligence politique et Aphrodite, la plus belle femme du monde. Le Troyen donnera alors la pomme à Aphrodite, préférant l’amour au pouvoir ou à la richesse. Ce sera le début de la Guerre de Troie dont on peut voir les conséquences sur les deux autres pieds montrant des scènes militaires.

Ce mythe fut souvent représenté dans l’Histoire de l’Art, vous pouvez ainsi le retrouver à la Chartreuse de Douai dans un grand tableau du XVIe siècle, puis découvrir l’enlèvement d’Hélène par Pâris sur un groupe en faïence du musée de Bailleul.

La terrible sorcière de Lille

Médée Furieuse, Eugène Delacroix

1838, huile sur toile, Palais des Beaux-Arts de Lille, P 542.

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© Lille, Palais des Beaux-Arts

Œuvre maîtresse du Palais des Beaux-Arts de Lille, elle raconte pourtant un des épisodes les plus terrifiants de la mythologie grecque.

Cette peinture fut présentée au Salon de 1838 (prestigieux lieu d’exposition de l’Art à Paris). Delacroix est déjà très célèbre, son fameux tableau : La liberté guidant le peuple datant de 1830. Il est alors au centre des querelles entre les partisans du Romantisme et ceux de l’Académisme. Ici, le peintre s’inspire d’un épisode mythologique tragique : Médée s’apprête à tuer ses deux enfants. La lumière venant de l’ouverture de la grotte à gauche permet de jouer sur les ombres. Elle met en valeur les formes des corps ainsi que les couleurs du vêtement de Médée. Les trois personnages sont organisés de manière pyramidale avec le poignard comme seul élément vertical. Delacroix a beaucoup réfléchi à cette œuvre puisqu’on en a retrouvé des croquis datant de 1818. Elle fut achetée lors du Salon par l’État qui l’envoya au Palais des Beaux-Arts de Lille dès 1839. Le musée possède aussi vingt-sept dessins de l’artiste, en lien avec le tableau, qui montrent toute sa minutie pour trouver la meilleur composition possible. De nombreuses copies furent réalisées, vous pouvez en voir une au Musée Benoît de Puydt de Bailleul.

La magicienne Médée est souvent plus connue pour l’épisode de la Toison d’Or. Fille du roi de Colchos, elle aida le héros grec Jason à s’emparer de ce trésor gardé au palais par un féroce dragon. Jason décida alors de l’emmener avec lui et de l’épouser. Arrivé en Grèce, il devait récupérer son royaume dirigé par son oncle. Médée par un sortilège fit découper ce dernier en morceaux par ses filles. Obligée de s’enfuir avec Jason, ils trouvèrent refuge à Corinthe où ils eurent deux fils. Mais pour des raisons tant politiques que sentimentales, Jason décida d’épouser la fille du roi de la ville. Médée, furieuse et blessée envoya une robe qui brûla vive sa concurrente puis décida pour punir Jason, de tuer leurs enfants. C’est la scène qui est représentée ici. Elle arriva ensuite à s’enfuir et commit d’autres crimes, notamment à Athènes avec un autre grand héros : Thésée.

La plupart de ces épisodes de la vie de Médée sont présentes au Musée du Dessin et de l’Estampe originale de Gravelines dans des gravures de René Boyvin.

Médée et Ajax par une super graphiste !

Il est plus que temps de vous parler de ces petites choses qui ornent mon blog et que je porte en bandoulière pour offrir à qui veut !

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Ces dessins ont été crée par une amie au talent de fou, Claire Briand.

Mon cahier des charges était alors simple, je voulais qu’elle parte d’œuvres de la région pour m’en faire des petits personnages trop mignons. Je lui ai alors proposé la Médée Furieuse de Delacroix conservé au Palais des Beaux-arts de Lille (et une copie au musée de Bailleul) et sur le Suicide d’Ajax, un vase grec du Musée de Boulogne-sur-Mer.

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Deux légendes horribles. Un guerrier grec qui se prépare à se suicider et une sorcière qui va tuer ses enfants. Or justement comment rendre attachant ces chefs d’œuvre, comment leur donner une allure plus enfantine, accessible ?

Claire a alors vraiment un univers qui permet cela, de donner de la chaleur et un nouveau regard plein de vie à ces œuvres déjà magnifiques. Voici d’ailleurs son site :http://clairebriand.wix.com/clairebriand#!resume/cegp

J’adore quand des gens me donnent leurs visions d’œuvres mythologiques. Un grand merci  à Claire d’avoir été la première, et j’espère, pas la dernière…

Un peu de manga au PBA

Ce matin, en prévision de ma future intervention le 4 juin au Festival d’Histoire de l’Art de Fontainebleau sur le Rire des dieux, (http://festivaldelhistoiredelart.com/programmes/rire-des-dieux/) je suis allé consulter les dossiers d’œuvres du Palais des beaux-arts de Lille qui rendent compte du dieu Arès/Mars, et notamment leur fameux petit tableau de David.

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Très bien accueilli au Service de documentation du musée, j’ai trouvé plein d’informations très utiles pour ma future intervention.  A la fin, je me suis alors permis de leur proposer une photocopie d’une parodie de la peinture réalisée par l’auteur Elsa Brants à la fin du Tome 2 de son génial manga Save me Pythie.

p 170 save me pythie arès© Elsa Brants – Kana (Dargaud-Lombard s.a.) 2014

L’idée fut acceptée, puisque les dossiers d’œuvres ont une rubrique « analogie » pour tout ce qui permet de donner des visions différentes de leur objet d’étude.

Un très bel exemple des liens possibles que peuvent tisser grands musées et mangas !

Voici un lien vers les ouvrages d’Elsa Brants : http://www.kana.fr/produit/save-me-pythie-t1/