L’héritage des mythes à l’université de Valenciennes

Petit retour sur une journée d’études très sympathique le 17 novembre dernier (oui je sais, je suis un peu en retard.)  à l’université de Valenciennes. Elle était consacrée à la mythologie et à son héritage. Voici le programme :

imag4642

Elle était organisée par Madame Patricia Mistura et une super équipe motivée d’étudiants de la Faculté FLLASH (Faculté de Lettre, Langues, Arts et Sciences Humaines).

IMAG4643.jpg

Les interventions étaient toutes très intéressantes et variées. J’en ai appris notamment plus sur la vie d’Hésiode, les premiers peplums, Astérix et sur quelques chansons françaises de variété parlant de la Rome antique notamment L’aéroport de Fiumicino  de Romain Didier, un bijou (écoutable ici : https://www.youtube.com/watch?v=xfn0xdlBeD0)

  C’était vraiment une journée accessible pour tout public et c’est dommage qu’il n’y ai pas eu plus de monde. En tout cas, le comité d’organisation était très sympathique et se fut un réel plaisir d’échanger avec eux autour de plusieurs cafés et d’un panini. On devrait vraiment plus communiquer entre universités pour favoriser les rencontres étudiantes de ce type.

Plus de détails sur la journée ici : https://www.univ-valenciennes.fr/journee-culturelle-mythologie-et-legendes-antiques

Bilan-Atelier : Perséphone à la Fête de la science 2016 !

Dimanche 9 octobre, 19h05. Fatigué mais heureux, je viens de finir mes quatre grosses journées à la Fête de la Science dans l’espace de la Gare Saint-Sauveur à Lille. Quatre après-midis pleins où d’abord avec les scolaires puis ensuite avec le grand public, j’ai partagé ma passion.

J’étais fier. Fier de montrer que Oui les Sciences Humaines ont tout à fait le droit d’être dans un village des Sciences au milieu de nos amis en Physique ou en Électronique. Qu’entre un planétarium et des os humains, les gens sont venus en nombre à notre stand. Parfois perplexes ou curieux , ils ont alors vite compris l’enjeu. Oui, nos sommes des sciences, oui la muséologie et la littérature (avec ma chère Élise) intéressent petits et grands. Nous aussi, nous expérimentons, nous faisons comprendre : par le jeu, le conte, l’observation, la déduction…. Sur une trentaine d’ateliers, nous n’étions que trois en Sciences Humaines : Moi, Élise et un super étudiant en droit. Il en faudrait plus !

imag4456

En lien avec la thématique générale des cycles, j’ai donc parlé du cycle des saisons. En imprimant en format A3 deux tableaux du Musée des Beaux-Arts de Valenciennes de Jan Soens, le but de l’atelier était de raconter le mythe de l’enlèvement de Perséphone. Puis les enfants devaient dessiner soit Hadès dans son palais avec Cerbère, soit Perséphone et Déméter. Ce qu’il y a de génial avec les mythes, c’est qu’ils intéressent enfants et parents. Le discours a pu être adapté pour des petits de 3 ans, des primaires, collégiens, étudiants, grand-parents. En 3, 5,10 ou 20 minutes !

Je vous laisse avec tous les éléments de l’atelier , cadeaux pour vous :

Et pour finir : un grand merci à Florence Ienna pour son aide et l’organisation de cette superbe fête, elle a vraiment fait un boulot de dingue ! Ainsi qu’à son collègue Antoine Matrion et à son fiston Achille.

Le grand archer méconnu de Valenciennes

Philoctète, Jean-Baptiste Carpeaux

France, 1852, plâtre, sculpture, Inv : S.90.17, Musée des Beaux-Arts de Valenciennes,

carpeaux-philoctete-lemnos-bavalenciennes

© La Région des Musées

Cette œuvre de Jean-Baptiste Carpeaux montre toute la richesse intellectuelle et artistique que devait acquérir un jeune sculpteur au milieu du XIXe siècle.

Né à Valenciennes en 1827, il s’installe onze ans plus tard à Paris avec sa famille. Il prend des cours de dessin et entre à dix-sept ans à l’école des beaux-arts où il reçoit une pension de Valenciennes. La sculpture l’intéresse et il prend des cours chez François Rude, grand sculpteur romantique. Son but est alors d’obtenir le Grand Prix de Rome qui permet à l’étudiant de vivre trois ans en Italie pour se former auprès des œuvres antiques. Pour réussir ce concours, il faut réaliser une œuvre imposée qui a souvent pour thème les épisodes de la Bible ou de la mythologie gréco-romaine. En 1852, le sujet porte sur Philoctète blessé à Lemnos. Les prétendants doivent proposer une sculpture originale tout en restant dans les normes du néoclassicisme : matière lisse, immobilité et dignité des formes… Le jeune sculpteur peine à trouver l’inspiration et pour la posture du héros, il s’inspire d’un des fils du Laocoon, célèbre sculpture antique retrouvée à Rome à la Renaissance. Il n’obtiendra alors que le Second Prix, avant d’obtenir le Concours deux ans plus tard avec une autre sculpture de sujet mythologique, également présente au musée : Hector implorant les dieux en faveur de son fils Astyanax.

Héros d’une tragédie de Sophocle, Philoctète est pourtant rarement évoqué lorsque l’on parle de la Guerre de Troie. Ami d’Héraclès, celui-ci lui confie ses fameuses flèches et son arc avant de mourir. Philoctète est alors un des plus grands guerriers de l’armée grecque qui s’apprête à assiéger la ville de Troie. Mais en chemin, il se fait piquer par un serpent. Sa blessure s’infecte et sent tellement mauvais que les Grecs l’abandonnent sur l’île de Lemnos. C’est dans cette posture que le représente Carpeaux, avec ses armes déposées à terre et se touchant le pied où un bandage cache l’horrible plaie. Au bout de neuf ans, les Grecs ne parvenant toujours pas à remporter la guerre, leur devin leur demande de retrouver Philoctète. Ramené devant Troie, le héros est enfin soigné et tue, grâce à ses flèches, le prince troyen Pâris. Peu de temps après, il participe à l’épisode du Cheval de Troie qui conduit à la destruction de la ville et à la victoire des Grecs.